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Ce que l’alimentation locale a changé pour nous

Avec les repas de fête de ces derniers jours, je me suis rendu compte qu’on fait plus facilement le choix produits locaux dans ces moments. Pourtant ce sont des produits de grande qualité qui sont accessibles au quotidien, mais qu’on n’a pas le réflexe de consommer.
Bon, ok, on est d’accord qu’on va pas s’envoyer du foie gras toutes les 2 semaines et que la dinde c’est bien sympa mais ça pète un peu le budget. Par contre pour les autres produits (oeufs, légumes, fruits, charcuterie, et même bien d’autres…) je suis allée chercher plus loin dans la qualité que mes exigences habituelles. C’est ce que je faisais souvent lors de repas un peu exceptionnels au début, et que je fais de plus en plus au quotidien.

À force, j’en ai tiré quelques conclusions et j’ai même observé quelques changements dans notre vie.

1. Le temps n’est pas un vrai problème

Contrairement à ce que je redoutais, ça ne me prends pas plus de temps que ça, juste plus de planification et d »organisation. Je vais faire les courses en sachant ce que je vais trouver vu que c’est de saison ou je pré-commande, pour la viande notamment. En cuisine, il s’agit surtout de plats mijotés pendants l’hivers. Je les fait donc en avance ou plus tôt dans la journée pendant cette période, et le fait d’avoir de grandes quantité me permet d’avoir une certaine tranquilité pendant plusieurs repas 🙂 Souvent ce sont des plats qu’on peut accommoder pour varier, donc ma règle du minimum d’effort est respectée!

2. Le budget va bien…

Ma seconde crainte était d’ordre budgétaire. Du coup, non, on ne pète pas le budget, par contre on change notre manière de cuisiner. Je fais plus de plats familiaux végétariens ou avec des bas morceaux de viandes, comme le pot au feu ou la potée en hivers. Évidemment, on renonce à certains plats: les bolognaises, les ratatouilles ou les tomates mozzarella n’ont pas droit de cité ici hors saison! Par contre nos plats de saison ont énormément de saveur et on les apprécie d’autant plus qu’on ne peut pas en avoir toute l’année. Quel bonheur de voir arriver les premières courgettes à la fin du printemps!

3. … et nous aussi!

L’une des grosses surprises c’est qu’en mangeant de saison et local, on est tombés moins malade. Cette année on a eu une gastro, elle a duré 24 heures et c’était fini. Un vague début de rhino en plus en fin d’automne, et voilà. Rien de plus. Pas d’attente sans fin chez le médecin, pas d’abonnement à la pharmacie, juste des produits de saison locaux.

4. Quid du bio?

Local ou bio? On se retrouve souvent à faire ce choix. En faisant confiance à de petits producteurs qui vont honnêtement me dire ce qu’ils ont mis sur leurs produits, je choisi de faire confiance à des gens plutôt qu’à des labels aux règles obscures. J’aime ce rapport humain, j’aime quand une dame m’explique qu’elle a un peu été obligée de traiter ses patates l’année dernière mais que cette année elle est contente, il n’y en avait pas besoin. Je sais aussi que ces personnes consomment leur production et c’est un paramètre important pour moi.
Alors certes, il n’y a pas de label bio mais il y a le label humain.

5. On a reconnecté avec la nourriture sur pattes

En allant à la ferme chercher un poulet, je me suis dit « chouette, les enfant vont réaliser que le poulet est un être vivant ». En fait, je me suis rendue compte que moi aussi j’avais déconnecté avec ça. J’apprécie toujours manger de la bonne viande, mais j’attends maintenant d’en avoir vraiment envie et je n’en fait pas une habitude très fréquente. Le prix joue, mais de voir les poules et leurs poussins se balader fait penser au prix à payer pour la viande qu’on mange, qui est à chaque fois le prix de la vie d’un animal. Je fais donc en sorte de tout utiliser jusqu’au bout. Ainsi non seulement le blanc sera mangée, mais tout le reste sera cuisiné, jusqu’à la carcasse!

6. Le plaisir de savoir où va notre argent

L’une des choses que j’aime le plus en achetant local, c’est de savoir que mon argent va au producteur. Je ne vais plus payer pour du transport, de la logistique et de la marge de grande enseigne. Je vais payer pour que mon producteur achète des vêtements à ses enfants, leurs payent des vacances, et qu’il puisse vivre plus confortablement. Je reprends mon pouvoir en tant que consommatrice et j’adore ça!

7. Un changement radical dans nos relations du quotidien

On adore découvrir de nouveaux produits, de nouveau producteurs ainsi que des personnes passionnées. J’adore quand un agriculteur va me parler de ses produits au marché ou quand un apiculteur me parlera de ses abeilles. Le savoir-faire de ces personnes m’impressionne énormément et j’apprends beaucoup à chaque fois, sans compter l’amour qu’ils mettent dans leurs produits. Bref, la dimension sociale de cette démarche est géniale à mes yeux!

 

Au final, c’est toujours du positif. C’est pour ça que nous avons décidé de nous lancer un petit défi pour l’année à venir chez nous… Je vous en parle très vite, il me tient tellement à coeur!

Des bisous!

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