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Notre défi 100% locavore

L’année 2018 s’annonce très prometteuse mais aussi pleine de challenge. Mon chéri à quitté son job pour lancer sa boîte, la mienne prend doucement racine et la famille va accueillir un nouveau membre. Le truc c’est qu’on ne se sentait manifestement assez challengés, donc on a décidé de se lancer un petit défi: devenir 100% locavores.

Seulement si vous réfléchissez un petit peu là dessus, le très local c’est un peu compliqué: pas de mer/rivière, pas de poisson? Et quid des produits transformés? Du coup, on fait nos courses au maximum en local et au minimum dans les grandes surfaces. Les légumes, viandes et produits laitiers sont du local pur, ensuite pour les produits plus régionaux ou transformés on va y aller à grand coup de bon sens. Notre but ultime est de ne pas sortir de la France, mais la Belgique peut aussi faire sens. Non mais parce que la bière, quand même!

2 critères se posent donc dans nos choix de produits: la provenance et la distribution.

Oui, parce qu’en faisant ça, on veut agir sur plusieurs plans

D’abord on reprend notre pouvoir en tant que consommateurs (les fameux consom’acteur, mais je sais pas pourquoi je suis pas fan de ce jeu de mot…). On choisi à qui va notre argent et ce qu’on finance avec. Or, du transport inutile de légumes qui sont aussi produits près de chez nous ça nous gave. Ça sert à rien, ça pollue sec et c’est tout simplement absurde. Donc si on consomme ces produits, on approuve cette logique. On la finance, même.

Ensuite on veut agir pour notre bien-être. Clairement, je dois virer vieille hippie parce que je commence à adorer sentir passer le rythme des saisons et je veux en tirer le meilleur à chaque fois. Sauf que lorsqu’on se retrouve à manger des spaghettis bolo à la tomate en conserve Made in china en plein hivers, ça me fait pas kiffer des masses. J’ai l’impression de passer à côté d’un truc. Oui, parce que ça fait combien de temps que je me suis pas faite mijoter un pot-au-feu? Ce bon plat d’hivers qui sent les jours trop courts et la mayonnaise maison… Mmm! Par contre je sens bien que je fais les mêmes repas tout au long de l’année et que ceux-ci n’ont plus de saveur à force. Manger local va forcément vouloir dire manger de saison, et je sais par avance qu’on va recommencer à apprécier chaque plat, au fil des récoltes.

Et puis il y a aussi la dimension humaine. Je suis entrepreneuse, je n’ai pas de véritable collègues (même si les EQD sont mes collègues de coeurs <3 ) et j’aime pouvoir prendre le temps de discuter avec un producteur ou un vendeur qui a tellement de choses passionnantes à raconter. J’adore demander à une dame si ses pommes de terres ont été traitées, et qu’elle me réponde un truc du genre: « l’année dernière on n’a pas pu faire autrement que les traiter un peu, mais cette année je suis contente, il n’y en a pas eu besoin! ». Mon dernier kiff c’était quand mon poissonnier est parti en vrille à me décrire sa recette pour la dorade. Ça me fait vibrer de voir des personnes passionnées, et encore plus de savoir que mes choix de consommation vont directement affecter leur vie!

Bref, ça me rend heureuse. Et je crois que ça c’est la meilleure des raisons!

 

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1 Comment

  • Reply
    laduchessewombat
    9 janvier 2018 at 21 h 52 min

    ahhhh si je pouvais mais dans le noooord y a pas d’agrumes, pas de kawoua, pas de chocolat mais de la bière ça oui on a hihihi . Je vais suivre l’aventure.

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