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Il faut que…

Dans ma tête il n’y a qu’un truc qui tourne en permanence en ce moment: « il faut que ». Il faut que je fasse de tri. Il faut que je m’occupe de mes clients. Il faut je mette à jour mon site internet. Il faut que je fasse des petits sablés de Noël avec mon fils. Ma tête est remplie de « il faut que » et je me martèle le crâne à grand coup d’injonctions à 2 balles.

Seulement je n’ai plus d’énergie, je meure d’envie de cocooner et les « il faut que » me pèsent vraiment trop alors j’ai fini par faire un malaise, passer 3 jours en PLS dans mon canapé à ne rien avoir la force de faire. BIM! Il faut que je me repose. Et même ça j’ai du mal.
C’était un rappel. Un rappel qu’il ne faut pas grand chose en fait, qu’on se met souvent de fausses urgences mais qu’il y a peu d’urgences absolues, vitale. Là, la seule vraie urgence qu’il y avait au fond de tout ça c’était celle de me reposer et de prendre soin de moi.
C’était aussi un rappel que tourner à grand coups de « il faut » c’est stérile.
Au final dans « il faut », c’est qui « il »? Notre conjoint? Notre famille? La société? Notre envie de coller au moule? Et si j’arrêtais d’essayer de me conformer en permanence à des choses qui ne me correspondent pas?

Alors j’ai décidé d’arrêter d’utiliser « il faut », que ce soit pour moi, dans ma tête, ou en parlant à mon conjoint ou à mon fils. « J’aimerai », « J’ai besoin », « j’ai envie »… autant de façon d’exprimer ce que je ressent en arrêtant de me cacher derrière autre chose, qui permettent de prioriser et d’arrêter de se maltraiter au quotidien. C’est sans doute à ça que ça se résume la bienveillance avec soi-même au final.

Oui, j’ai envie de faire des sablés de Noël, de finir de décorer la maison et de faire plein de choses. Mais j’ai d’abord besoin de me reposer.

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